Ville de Nay

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La fusion entre Nay et Claracq

Mairie de NayEn ce 2 juillet 1862, le point principal inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal est le projet de fusion avec Nay, le chef-lieu de la rive gauche du gave, Claracq étant celui de la rive droite.

Le maire Etienne Dufaur rappelle les pourparlers menés conjointement avec Charles Cassaigne son collègue de Nay pour parvenir à cette fusion. Mise aux voix, elle est adoptée par une majorité de 12 voix contre 7.

 

En 1840, le conseil municipal présidé par Jean-Janvier Lussagnet se plaignait de la conduite des jeunes ouvriers de Nay qui traversaient le pont pour se rendre à Claracq. Une fois arrivés sur la rive droite, cette jeunesse trouvait sur place douze cafés et cabarets plus ou moins bien fréquentés où ils dépensaient l’argent de leur paye en boisson, en plaisirs divers et revenaient à Nay en menant grand tapage.

Le 7 mai 1843, le maire de Nay se plaignait officiellement auprès de son collègue de cet état de fait, lui signalant qu’il ne faisait pas respecter l’horaire de fermeture légale de ces établissements. Il proposa même les services du commissaire de police de Nay pour faire respecter la loi, chose trés mal prise à Claracq. Etienne Dufaur répondit au préfet alerté par le maire de Nay que c’étaient tout au plus deux ou trois clients que l’on pouvait voir présents après la fermeture des débits de boisson, remerciant le préfet de sa sollicitude et l’informant que des citoyens de sa commune sauraient faire eux-même la police. Cette situation était mal supportée à Nay qui accueillait les enfants de Claracq dans son école et nourrissait ses indigents.

Cela ne pouvait durer, et la pression de Charles Cassaigne ainsi que la faiblesse des finances communales de Claracq aboutirent au vote du 2 juillet qui faisait de Claracq un quartier de Nay. Plusieurs maires du canton de Claracq appuyèrent aussitôt la commune de Nay pour qu’elle soit également le chef-lieu de la rive droite, ce qui fut accordé par le préfet. Ainsi Claracq conservait un peu de son ancien rang, ce qui flattait l’amour-propre de ce modeste village composé d’agriculteurs et de cabaretiers. Son conseil municipal siégea jusqu’au 28 septembre 1863.

Au dessous de la dernière délibération, un latiniste anonyme inscrivit « Finis corona opus », (la fin couronne l’oeuvre), probablement Me Etienne Dufaur dernier maire de Claracq et notaire de son état.

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