Ville de Nay

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La Bastide, la ville neuve de nay

Bastide de NayEn 1302, Nay comprend 13 feux.
Un contrat de paréage est signé liant Marguerite, vicomtesse de Béarn et le Commandeur de Gabas, pour la création d’une ville nouvelle, une bastide. La charte de fondation de la ville prévoit ainsi un ensemble de dispositions dont le partage des revenus entre les deux seigneurs (le vicomte de Béarn et le commandeur de Gabas), les droits et les devoirs, l’institution d’un bayle, les rapports avec les communautés avoisinantes…

Le bourg prospère tout au long du siècle et atteint une population de 102 feux en 1385.
La bastide de Nay est dessinée à partir d’une grande place centrale, modèle du genre, puis constituée de lots à bâtir réguliers d’environ 220 m2 disposés selon un plan rectangulaire. L’église est excentrée, avec son cimetière tout autour ; les halles et la Maison Commune se trouvent au centre de la place. La ville possède encore une bonne partie des ses « garlantes », c’est à dire des passages couverts autour de la place où s’installaient les marchands. Un pont est édifié où l’on percevait les péages. Un marché important est déjà instauré un mardi sur deux.

Il semblerait que les premières fortifications de la cité furent en palissades de bois, précédées d’un fossé mis en eau. Elles furent remplacées par un rempart de pierres sur les instructions de Gaston Fébus à la fin du XIVe s. Dégagés aujourd’hui sur une trentaine de mètres, derrière l’église Saint-Vincent, ces remparts sont caractéristiques de l’architecture locale en galets et atteignent jusqu’à 6,20 mètres de haut, pour plus d’un mètre d’épaisseur.
Cet enclos possédait quatre portes fermées chaque nuit, qui ont aujourd’hui disparu.

« Qu’il soit chose connue que la noble Dame Marguerite comtesse de Foix et vicomtesse de Béarn d’une part, et Raymond Guilhem curé de Bihéres, commandeur de Gabas de l’ordre de Sainte Christine d’autre part, avec la concession du frère P. de Casaux de Pont, frère de Gabas, sont convenus entre eux de faire paréage et bastide au lieu de Nay, en ses dépendances dans lequel lieu de Nay dit le commandeur de la maison de Gabas a seigneurie et vacants et treize maisons avec leurs terres cultes et incultes, en lequel lieu de Nay et ses dépendances, ils se sont accordés de faire bastide au For de Morlàas… » (extrait du contrat de paréage).

Ce contrat est signé au Château d’Orthez, le mardi qui suit la Saint-Mathieu.

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