Ville de Nay

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Les grands travaux d’urbanisme : de 1832 à nos jours

Histoire de NayAvec le développement économique sans précédent de l’industrie, les édiles dotent la cité des infrastructures nécessaires dès la première moitié du XIXe siècle :

Le projet de construction d’un pont solide et définitif est décidé par le Conseil Général des Basses-Pyrénées en 1828, et ne sera effectif qu’en 1869 avec la démolition des maisons fermant la place médiévale à l’est.

La construction d’une grande mairie-halle en 1852 comportant le marché couvert, l’hôtel de ville, la caserne de gendarmerie et des pompiers, la première école, le tribunal (architecte Latapie).

La construction de la gare de Coarraze-Nay en 1867

Histoire de NayLa création d’une grande place moderne avec des allées (les allées Chanzy) permettant d’offrir une perspective depuis la Mairie jusqu’à la gare. ; les rues sont alignées, les maisons réhabilitées avec une architecture typique du XIXe siècle, les égouts refaits, l’assainissement prévu.

Aménagement de la promenade projetée dès 1822.  

En 1863, avec la réunification de Claracq et de Nay, la ville va pouvoir s’étendre vers le nord. Le faubourg s’étend le long de la route principale qui mène à Pau, et dans l’axe du pont vers l’est. Des fabriques s’implantent et se développent dans le courant du XXe siècle souvent dédiées à la confection, une minoterie est construite.

Notables et industriels vont peu à peu impulser un mouvement de constructions particulières avec d’abord de grosses propriétés qui voient le jour (chez Berchon, Souyeux par exemple), puis plus tard avec la construction de lotissements : lotissement de la Plaine en 1968, puis dans les années 1970 ceux du Marcot et Chevalier pour les plus anciens. Ce mouvement s’accélère et continue de nos jours avec la multiplication des zones résidentielles et d’activités (notamment avec l’implantation en 1961 de l’entreprise de construction métallique Cancé).

Histoire de NayAnnées 1980/90. création d’un théâtre de verdure au bord du Gave avec promenade. Dégagement d’une trentaine de mètres de remparts derrière l’église. Restauration de l’église. Restauration des halles.

La rénovation du  centre ville a vu la réfection des artères principales terminée en 2006 (rue Clémenceau et Gambetta), des allées Chanzy (inaugurées en 2007), la rue Saint-Vincent et le parvis de l’église  (2008). Les bords du gave ont été repensés pour la promenade et la salle des fêtes a été rasée  en 2007.

Mise en œuvre du tout à l’égout 2011/2012. Un Plan Local d’Urbanisme est aujourd’hui en cours.

Histoire du pont de Nay
L’histoire de la construction du pont de Nay débute en 1828, date à laquelle les pourparlers s’entament en vue de doter la ville de Nay d’un pont digne de ce nom. En effet la commune de Claracq et celle de Nay était alors reliées par un pont de bois détruit à plusieurs reprises par les fameuses crues aussi impressionnantes que dévastatrices. Le premier daterait d’avant 1335 à en juger les archives. Il est probable qu’un autre pont au support de maçonnerie et au tablier de bois a été construit en 1514 avec l’autorisation de Catherine, Reine de Navarre. Celui-ci comme ces successeurs seront successivement emportés par les crues. C’est donc en 1828 que le Conseil Général des Basses-Pyrénées décide que Nay doit être pourvue d’un pont solide mais seulement en 1857, 19 ans plus tard, que l’on rentre dans la phase préparatoire du projet.
Trois projets se disputent l’aménagement du pont : Le premier projet propose la création du pont au niveau de la place St Roch (au niveau du Musée du Béret) pour économiser 400m de route. Le projet ne sera pas retenu. Le second projet voulait faire partir le pont de la Minoterie et donc la détruire partiellement, ce projet étant trop coûteux sera repoussé. Le dernier partant de Claracq et desservant directement la place principale de Nay, dont le coude est jugé trop brusque par les ingénieurs, sera retenue même si pour cela il faudra détruire deux immeubles.
Les travaux commencent donc sous la direction de l’ingénieur Cabarrus. Si le pont de Nay est presque terminé en 1853, les travaux sur ces abords, quant à eux, s’étalent jusqu’à la fin des années 1860.
Après de nombreux différents financiers entre le préfet, la commune et le Conseil Général, et de nombreux régime successifs dont 6 maires, le pont résista aux grandes crues, de celle de 1865 à 2013 et permis l’essor de Nay.

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